UROS OCCITANIE Toulouse le 26 octobre 2026
Destinataires : CA FNROS – UROS MPLR : Administrateurs et adhérents
Objet : Actualités Sociales
Le Quotidien du Médecin 1er octobre 2026 : UNICANCER, la Fédération des Centres de Lutte contre le Cancer demande une progression de l’ONDAM hospitalier de 3,9% dont 0,7% de compensation de la hausse de cotisations à la Caisse Nationale de Retraite des Agents des Collectivités Locales (CNRACL).
Le Média Social 1er octobre 2026 : Le PLFSS 2027 propose de créer un dispositif « d’intéressement » des EHPAD et des Services Autonomie à Domicile (SAD) aux résultats obtenus en matière « d’efficience et de pertinence des soins » L’ONDAM augmente de 2% soit une hausse de 5,5 M d’€. Sur cette enveloppe, 18,8 M d’€ seront consacrés au financement des établissements et services pour personnes âgées (contre 18,2 M d’€ pour 2026).
ASH 30 septembre 2026 : La journée nationale des aidants aura lieu le 6 octobre prochain. La DREES livre une enquête sur les conjoints, parents ou enfants de personnes en perte d’autonomie ou dépendantes qui auraient besoin de davantage de relais. Les femmes sont particulièrement contrôlées : manque de relais, culpabilité, épuisement, près d’un tiers des proches aidants demandent à lever le pied.
Hospimédia 1er octobre 2026 : La Fondation Médéric – Alzheimer diffuse un livre blanc dédié aux colocations Alzheimer, un modèle qui peine encore à se déployer. Le document liste une série de préconisations au niveau national, territorial et opérationnel.
Hospimédia 30 septembre 2026 : L’Auvergne se dote de deux outils pour mieux repérer et évaluer la douleur des personnes vulnérables et ou âgées. Ces deux outils, dévoilés par l’ARS Auvergne Rhône Alpes sont dédiées aux professionnels intervenant auprès de ces publics. Ils ont été conçus par le centre d’investigation clinique du CHU de Clermont Ferrand.
Hospimédia 28 septembre 2026 : Fin septembre, EMAL a renforcé son action dans le champ de l’autonomie. Le groupe s’est associé à la Poste Santé et Autonomie afin de « renforcer l’accompagnement des locataires seniors d’Action logement ». Les démarches « d’aller vers » seront développés grâce à la mobilisation de la Poste, sur les territoires, pour mieux informer, mieux repérer en amont les situations de fragilité ou encore mieux orienter.
La Dépêche 5 octobre 2026 :
| Candidats | Âge légal / Âge de départ | Durée de cotisation (annuités) | Introduction d’un départ de capitalisation | Dispositifs spécifiques |
|---|---|---|---|---|
| Jean-Luc Mélenchon La France insoumise (LFI) | Retour rapide à 62 ans, puis objectif de 60 ans le plus vite possible. Départ possible à 55 ou 57 ans pour les métiers très pénibles. | 40 annuités pour obtenir le taux plein. | Non Maintien d’un système financé à 100 % par répartition. | Départ possible à 55 ou 57 ans pour les métiers très pénibles. Pension proratisée en cas de départ à 60 ans sans toutes les annuités. Revalorisation des petites pensions (seuil de pauvreté / SMIC pour une carrière complète). |
| Marine Tondelier Les Écologistes | Abrogation de la réforme de 2023 et retour immédiat à 62 ans. Objectif de 60 ans en priorité pour les métiers pénibles et les débuts de carrière précoces. | Logique de réduction du nombre d’annuités pour les métiers pénibles. | Non | Départ dès 60 ans pour les salariés ayant exercé un métier pénible ou commencé à travailler tôt. Financement envisagé via la réduction des exonérations patronales. |
| Olivier Faure Parti socialiste (PS) | Retour à 62 ans et abrogation de la réforme Borne. Modulation de l’âge de départ selon la pénibilité des métiers. | Environ 43 annuités, avec modulation selon la pénibilité. | Non | Distinction du nombre d’annuités selon la pénibilité des métiers. Pas de détail chiffré supplémentaire public à ce stade. |
| Raphaël Glucksmann Place publique | Suppression de la réforme Borne. Pas d’âge légal « totem » : approche au cas par cas selon la carrière et l’espérance de vie en bonne santé. Départ à 60 ans possible pour certaines situations. | Non fixé de manière rigide. Décote importante en cas de départ précoce et surcote en cas de départ tardif. | Non. Accent mis sur le pilotage du système et l’emploi des seniors. | Création d’un Haut Conseil du pilotage des retraites. Prise en compte de la pénibilité et des carrières hachées. Certains pourraient partir à 60 ans, tandis que d’autres travailleraient plus longtemps selon leur métier et leur santé. |
| Gabriel Attal Renaissance | Suppression de l’âge légal. Seul compte le nombre d’années cotisées dans un système présenté comme « universel, libre et productif ». Départ très tôt possible avec une forte décote. | La durée de cotisation devient le seul critère de référence. Décote en cas de départ très tôt et surcote en cas de départ tardif. | Oui. Capitalisation complémentaire à la répartition. Projet de capital de départ de 1 000 € par nouveau-né, alimenté par l’État. | Principe : « Vous partez très tôt, vous avez très peu ; vous partez plus tard, vous avez plus ». Pas de dispositif détaillé sur la pénibilité publiquement à ce stade. Modulation par décote et surcote. |
| Édouard Philippe Horizons | 65 ans d’âge légal, atteints progressivement en moins de 10 ans. Exceptions : 55 ans pour le handicap, 60 ans pour l’incapacité permanente et 62 ans pour l’invalidité. | Montée progressive à 45 annuités. | Oui. Capitalisation obligatoire et collective, avec généralisation du plan d’épargne retraite (PER). L’État abonderait de 500 € à la signature du premier contrat. | Selon la proposition, un Français sur trois pourrait partir entre 60 et 64 ans (carrière longue / pénibilité). Système universel à terme fondé sur la durée de cotisation, avec décote et surcote. |
| Bruno Retailleau Les Républicains (LR) | Âge minimal de 63 ans pour une carrière complète. Taux plein automatique à 65 ans au lieu de 67 ans. | 43 annuités pour une carrière complète. Âge du taux plein fixé à 65 ans, puis indexé sur l’espérance de vie. | Oui. Retraite par capitalisation pour les jeunes, visant 25 à 30 % de leur future retraite. | Décote de 7 % par an en cas de départ avant 63 ans. Consultations avec les partenaires sociaux pour définir les professions exemptées au titre de la pénibilité. Mécanisme liant l’âge du taux plein à l’espérance de vie. |
| Marine Le Pen Rassemblement national (RN) | 62 ans d’âge minimal général. 60 ans pour ceux ayant commencé avant 20 ans et cotisé 40 ans. | 42 années de cotisation pour le régime général. 40 annuités pour le dispositif « carrière longue ». | Non | Dispositif « carrières longues » permettant un départ à 60 ans sous conditions de début d’activité avant 20 ans et de 40 annuités. Incitation à poursuivre une activité pour les retraités ayant tous leurs trimestres, avec suppression des cotisations retraite et chômage sur ces revenus. Coût estimé par le RN à environ 9 milliards d’euros par an. |
Philippe Riaux : Une note de Clément Beaune et Gilbert Cette plaide pour un âge de référence supérieur
à 64 ans et un pilotage automatique du système. Un sondage ODOXA révèle une ouverture croissante
des Français, à une dose de capitalisation. On compte environ 1,7 actif pour un retraité en 2026.
Clément Beaune, haut-commissaire à la stratégie et au plan, et Gilbert Cette, professeur d’économie à
NEOMA Business School, et président du COR indique qu’après l’application complète de la réforme
de 2023, l’âge effectif de départ resterait inférieur de 2 ou 3 ans à la moyenne de l’OCDE. Le COR
projette des dépenses de retraite proches de 14% du PIB jusqu’aux années 2040, puis supérieure à
15% en 2070. Le déficit dépasserait 5 milliards d’euros en 2025, 32 milliards d’euros en 2045 et 92
milliards en 2070. Pour Clément Beaune et Gilbert Cette, le problème tient aussi à la faiblesse relative
du PIB par habitant et au volume de travail. Le taux d’emploi des 60 – 64 ans et des 65 – 69 ans
demeure inférieur à celui de nombreux pays comparables. Selon eux, la réforme Borne n’est qu’une
étape : « une autre réforme des retraites sera nécessaire ». Ils veulent sortir des réformes à répétition.
Une formule inscrite dans la loi, ferait évoluer automatiquement l’âge de référence et la durée de
cotisation selon des critères démographiques. La contrepartie serait un nouveau contrat social de fin de
carrière : « travailler plus tard, travailler moins fort ».
Hospimédia 14 octobre 2026 : Une charte éthique et bientraitance, un libre blanc sur le virage
domiciliaire, la proposition d’un observatoire des services à la personne …. Loïc Gobé, président de la
Fédération des services à la personne revient sur les travaux de la FESP et ses attentes pour l’avenir,
notamment, en matière de tarification.
Hospimédia 15 octobre 2026 : Dans un contexte où la place des aidants est de plus en plus reconnue,
les plateformes de répit et d’accompagnement des aidants de Loire Atlantique ont décidé de s’unir pour
limiter la superposition des associations. Elles ont choisi de s’unir dans un consortium associatif
départemental, afin de proposer « une réponse structurée et lisible ».
Hospimédia 13 octobre 2026 : Au Royaume Uni, l’hospitalisation à domicile pour éviter un passage aux
urgences est fréquente. L’HAD des hôpitaux de Paris (AP-HP) s’en est inspirée pour le projet Urg’adom
qui commencera par la prise en charge de résidents d’EHPAD, après orientation par le SAMU.
Média Social 16 octobre 2026 : Le 15 octobre, les associations emmenées par l’UNIOPS, ont organisé
une manifestation à Paris, pour alerter sur leur situation financière, mais aussi sur la mise en péril du
modèle associatif.
Média Social 16 octobre 2026 : En parallèle des Assises de DF (Départements de France) DF a
présenté une résolution relative au PLF pour 2027 dans laquelle l’association appelle les Parlementaires
à « rejeter les mesures qui affaiblissent durablement les capacités d’action des départements et
menacent l’exercice des missions de solidarité confiées par la Nation ».
Le Conseil de la CNSA, réuni le 15 octobre a voté contre le PLFSS 2027. En cause, notamment, la
progression « insuffisante » de l’objectif de dépenses de la Branche Autonomie (+ 2,5%).
Média Social 15 octobre 2026 : La Fédération Nationale des Associations de Directeurs
d’Etablissements et Services pour personnes âgées (FNDEPA) a initié sa 5ème édition de l’opération
« les vieux méritent mieux », portée aujourd’hui par une vingtaine d’associations : « il y a un risque de
scandale d’Etat dans le prochain mandat ».
ASH 19 octobre 2026 : La DREES a publié les données relatives aux temps d’attente pur entrer dans
une structure pour personnes âgées dépendantes, une résidence autonomie ou une unité de soins de
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longue durée. L’enquête, réalisée tous les 4 ans, observe que la moitié des résidents entrés en 2023
ont attendu 27 jours pour avoir une place contre 30 jours quelques années plus tôt.
ASH 16 octobre 2026 : Pour Loïc Gobé (Président fédération des services à la personne) « la piste
d’une liquidation de l’héritage pour financer la dépendance peut être explorée ».
ASH 13 octobre 2026 : Le 12 et 13 octobre 2026 se tenaient les journées de célébration des 100 ans
de l’Union Nationale des Centres Communaux d’Action Sociale. Une enquête en cours de l’UNCCAS
révèle la massification de la pauvreté. L’institution promet également un baromètre de l’action sociale
qui permettra de mesurer l’engagement des présidentiables et sera dévoilé lors de son congrès en
février 2027.
Le Quotidien du Médecin 13 octobre 2026 : Après une hausse limitée à 1,2% en 2025, la CARMF
(Caisse d’Autonome de Retraite des médecins de France) pourrait reporter sa décision, prévue en
novembre, sur la revalorisation de point complémentaire en raison de pertes de recettes liées à deux
réformes : l’extension du système simplifiée des professions médicales (RSPM), aux médecins en
cumul et les modifications des règles de cumul emploi retraite.
La Dépêche 21 octobre 2026 : Les députés sont passés à l’examen du budget de la Sécurité Sociale.
Il est prévu 10 milliards d’économie notamment sur les retraites et la santé. Les députés ont supprimé
la réduction d’un abattement fiscal bénéficiant aux retraités. Le gouvernement veut limiter la
revalorisation des pensions au rythme de l’inflation. Seul le tiers des retraité percevant au plus 1260€
mensuel pension de base et complémentaire comprises) conserverait une indexation intégrale. Au-delà,
le niveau de sous indexation ou de gel serait fixé par décret. Le gouvernement prévoit 5,1 milliards
d’économies supplémentaires dans la santé, dont deux milliards sur les médicaments et dispositifs
médicaux remboursés principalement par des baisses de prix. La Complémentaire Santé devrait
assumer en outre 500 millions d’euros de rembourrements hospitaliers. Au total, les dépenses
d’Assurance Maladie ne progresseraient que de 2% en 2027, contre 3% les années précédentes. Une
taxation exceptionnelle des Complémentaires Santé serait prolongée pour rapporter 1,1 milliards
d’euros, au risque d’une hausse de cotisation des assurés.
6 Médias avec l’Express 20 octobre 2026 : Le PLFSS pour 2027 prévoit de réduire les dépenses de
l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) des départements, à hauteur de 250 millions d’euro. Le
coût de rabot de cette aide destinée aux personnes âgées en perte d’autonomie ne fait pas l’unanimité.
La réforme doit réduire les dépenses des départements, ainsi que de 100 millions d’euros, les
financements de la Branche Autonomie de la Sécurité Sociale qui soutient ces collectivités. Selon le
Conseil de l’âge, le reste à charge augmentera de 70 à 80% des bénéficiaires de cette aide. La
FEDESAP estime que cela représentera environ 12 millions d’heures en moins par an. Elle craint un
renoncement aux soins et un glissement vers le travail au noir. En outre, les EHPAD pourraient faire
payer davantage les résidents selon CAP Retraite qui accompagne les familles dans la recherche des
maisons de retraite. L’UNAF et le conseil de la CNSA sont fermement opposés à cette réforme. La
réforme dépendant principalement d’un décret gouvernemental, cela limite le pouvoir de blocage du
parlement.
ASH 19 octobre 2026 : Douchés par l’absence du premier ministre à leurs assises et la présentation
d’’un budget qui rogne leurs moyens, les départements lancent une adresse à l’ensemble des candidats
à la Présidentielle. Parmi leurs doléances : une réorganisation des compétences territoriales et le
partage, à égalité, de la prise en charge du coût des prestations sociales avec l’Etat.
Le Quotidien du Médecin 22 octobre 2026 : Un article du PLFSS 2027 demande la prolongation de
l’expérimentation de la réforme du financement des EHPAD qui consiste à fusionner soins et
dépendance. Un amendement gouvernemental propose de généraliser l’expérimentation au 1 er janvier
2028.
Francis De Block
