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Pourquoi ?

Un double constat, heureux :

 - on vit de plus en plus longtemps

On ne cesse de l’entendre, de le lire et même de le constater : nous vivons de plus en plus longtemps.
Depuis 2010, sur plus de 63 millions, la population française compte plus de 23 millions de personnes de plus de 60 ans, soit un peu plus du tiers. Elles  représenteront près de la moitié de la population (47,5%) en 2050. Actuellement, une femme de 60 ans a encore une espérance de vie de 27 ans, soit 1,7 an de plus que dix ans auparavant, tandis que celle d’un homme du même âge dépasse 22 ans. L’espérance de vie a augmenté de 2 années en dix ans.
On peut légitimement se demander s’il existe une limite à cette progression. Les biologistes s’accordent à fixer la limite biologique à la durée de vie de l’être humain à 120 ans, mais des scientifiques s’attachent à reculer l’âge de la mort et d’autres cherchent jusqu’à supprimer l’action du vieillissement.
C’est donc certain, les perspectives habituelles sont durablement bouleversées.

- on vit de plus longtemps en « bonne santé »

En France, en 2009, l’espérance de vie en bonne santé à la naissance, c’est à dire sans limitation d’activité (ou sans incapacité majeure liée à des maladies chroniques, aux séquelles d’affections aiguës ou de traumatismes), était estimée à 63,22 ans pour les femmes et à 62,5 ans pour les hommes. Elle a augmenté d’un peu moins d’un an depuis 1995.

- L’espérance de vie en bonne santé croît donc moins vite que l’augmentation de la durée de vie, des mesures de prévention de la santé sont donc nécessaires.

Une vie longue pourquoi faire ?

Dès lors se pose la question de quoi faire de cette phase de la vie qui s’ouvre après des décennies d’obligations professionnelles et familiales.
Après la vie professionnelle commence une période plus ou moins longue de relative liberté selon l’état de fortune de chacun et l’usure accumulée durant la période active. On entend souvent les retraités dire : « on profite de la vie ». Mais ensuite, peu de personnes âgées affirment qu’être vieux est un état enviable ; certaines perdent jusqu’à l’envie de vivre du fait d’un sentiment d’inutilité, de l’isolement, de la peur du déficit physique ou psychique…

Organiser sa vie pour « bien vieillir » ou donner de la vie au temps

On s’accorde donc facilement sur le fait que le gain de temps de vie doit-être de qualité.
Les réflexions et les débats sur les réorganisations nécessaires conduisent notamment à préconiser la construction d’une société intergénérationnelle et la dynamisation des temps gagnés.
Les personnes âgées devenant de plus en plus nombreuses, beaucoup souffrent d’isolement et de manque de considération ou de reconnaissance. Il convient donc de valoriser l’expérience et de maintenir en activité tous les potentiels.
Il est indispensable de recourir à toutes les formes de prévention. Outre l’éducation à la gestion du capital santé, il faut veiller à ce que les personnes âgées soient au cœur d’un réseau relationnel porteur d’activité et de vie sociale. Il faut valoriser les capacités restantes plutôt que de noter les capacités perdues.

Lire la note fondatrice des Aroc

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